Témoignage : Ines nous parle de la la difficulté pour une étudiante de trouver sa place dans une grande institution telle que l’université

Elle s’appelle Inès et elle fait partie des étudiants évoluant dans la “jungle universitaire.
Après un Baccalauréat Economique et Social, elle intègre l’université de Cergy Pontoise en Langues Etrangères Appliquées (LEA) Anglais et Espagnol : “après avoir validé ma première année j’ai poursuivi mon cursus dans le parcours médias et sociétés (communication et journalisme) qui m’intéressait le plus parmi les différents choix. Je regrette qu’au lycée nous ne soyons pas plus informé de toute les formations possibles, il y a tellement de métier et formation dont on ne parle jamais.

“Mon cursus me convient, j’aime ce que je fais notamment en anglais, cependant en espagnol c’est un peu plus compliqué pour moi préférant le monde anglo-saxon.”

La formation LEA ayant la possibilité de bénéficier de davantage de temps libre, Inès a pu se trouver un petit job étudiant en parallèle de ses étude à la Poste dans un premier temps, puis dans le baby sitting, ce qui lui a permis d’avoir un complément financier (non négligeable) en plus de sa bourse.

Cependant, malgré les horaires flexibles et la “liberté” d’emploi du temps, la vie étudiante s’avère sous certains aspects, semée d’embûches pour Inès. Et cela se traduit par des frustrations au quotidien, en grande partie dues à la communication avec l’administration. Une grosse machine comme l’université de Cergy Pontoise a bien entendu ses failles.


“Je ne sais pas si c’est propre à la faculté de Cergy, ou seulement à mon UFR mais au niveau du secrétariat c’est une catastrophe. Notre secrétaire pédagogique prend énormément de temps à répondre à nos emails, elle prends des pauses déjeuner de 12h à 15h30 alors qu’elle devrait être de retour à 14h, les étudiants ayant seulement 15 minutes d’interclasse et 45 minutes / 1h pour déjeuner on ne peut donc pas se rendre à son bureau puisqu’elle termine à 17h. C’est vraiment compliqué de la joindre.

Nous ne sommes pas ou très mal informé des réunions, ils nous renvoient sans cesse au secrétariat pour la moindre question, il est ouvert que la matinée de 9h à 12h et la queue est interminable.

Par exemple, étudiante en langue, je souhaiterai partir à l’étranger pour ma troisième année et la réunion Erasmus n’a pas encore eu lieu, (retour des dossiers en janvier). Ma secrétaire n’a toujours pas répondu à mon mail à ce sujet et n’est jamais dans son bureau… La communication n’est pas vraiment leur priorité.

Je pense d’ailleurs qu’une structure comme E-Squad & Co serait vraiment utile aux étudiants comme dans mon cas où la scolarité dans l’établissement n’est pas très efficace. Ça nous permettrait d’être plus informé de ce qu’il se passe dans l’établissement, et d’être accompagné dans notre scolarité jusqu’à l’insertion professionnelle qui est je pense très important car en tant qu’étudiants on tendance à être lâché dans un monde qu’on ne connaît pas qui est nouveau pour nous et généralement sans assistance dans la vie active. Le minimum est fait mais rare sont les établissements réellement impliqués dans l’orientation des élèves.”  

Au delà de ces frustrations au quotidien, Inès nous parle un peu plus de sa vie étudiante et de ses ressentis dans une grande faculté telle que Cergy Pontoise : loin des clichés des groupes étudiants festifs et hyperactifs, Inès elle, préfère opter pour la tranquillité afin de se concentrer sur ses études.

“Ma vie étudiante, c’est assez simple : j’ai cours tous les jours de la semaine cependant, je suis très souvent seule, j’ai rencontré peu de personnes à ce qu’on pourrait croire avec les préjugés de la fac. J’ai bien profité de ma L1 où j’ai bien rigolé avec mes camarades mais j’ai validé de justesse. Cette année je me suis assez renfermée sur moi même pour vraiment me concentrer sur mes cours et ne plus avoir de distraction comme j’avais l’année passée, je suis seule toute la journée, je vais en cours et je rentre chez moi ou je vais à la bibliothèque. J’ai réellement 3-4 amis à la fac, on se retrouve lors des cours magistraux car nous ne sommes pas ensemble en TD, ils sont assez sérieux et avec qui on peut s’amuser et travailler à la fois. Être seule ne me dérange pas, je suis quelqu’un de solitaire donc j’en profite pour travailler.


Au travers de ses études, la vie professionnelle lui paraît à la fois concrète mais un peu floue. Elle a donc quelques appréhensions concernant ce monde qui lui semble encore un peu inconnu, malgré ses premières expériences durant ses jobs étudiants.

Je ne sais pas à quoi m’attendre de la vie professionnelle, en tant qu’étudiant je pense qu’on a tendance a idéalisé l’entrée dans la vie active et on ne se rend pas vraiment compte de ce que c’est vraiment que de travailler. Certes on peut travailler 2-3 mois pendant les vacances d’été mais ce n’est pas représentatif de la vie professionnelle.”

La prochaine étape pour Inès : intégrer le programme Erasmus pour faire une partie de ses études à l’étranger dans un pays anglophone (Angleterre, Pays Bas, Norvège ou Irlande)  et renforcer ses aptitudes en langues étrangères.

Si bien entendu, son administration se décide enfin à se secouer pour valider son dossier !

On croise les doigts pour elle.

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