Vers l’infini et au-delà

Il avait les yeux remplis d’étincelles quand il me parlait de son futur voyage en Allemagne. De l’expérience qu’il allait engranger, des rencontres qu’il allait faire, et de la culture qu’il allait découvrir. Mais sa voix et certains bégaiements trahissaient une certaine hésitation, sans doute un peu de peur.

Chaque année plus de 250 000 étudiants français partent étudier à l’étranger. Ce nombre en forte hausse est marqué d’une grande disparité. Plus l’étudiant est engagé dans des études longues, plus il sera susceptible d’effectuer une partie de ses études à l’étranger. Une grande différence va exister entre les étudiants à l’université et les étudiants d’établissements privés (école de commerce, école d’ingénieur). Quand le premier compte 21% d’étudiants ayant effectué leurs études à l’étranger le second compte, pas moins de 71%. Pourtant il est démontré qu’un étudiant qui a voyagé a 2x moins de chances d’être au chômage.

Faire ses études à l’étranger devrait être une étape nécessaire dans le cursus de tous les étudiants, et les raisons sont évidentes et connues de tous. Maîtrise d’une nouvelle langue, autonomie et indépendance, découverte d’une nouvelle culture et d’une nouvelle méthode d’enseignement, se faire un nouveau cercle d’amis (garantie d’avoir des appartements gratuits un peu partout dans le monde), et j’en passe.

Ne pensez pas que partir à l’étranger ne comporte que des avantages.
Il pèse un devoir de représentativité sur les étudiants. L’image de toute une nation repose sur la manière dont ils vont se comporter. Comme on peut le voir avec la Chine qui insiste beaucoup sur ce point (donc par exemple, on ne fait pas pipi dans la rue comme dans les rues de Paris.)

Etre vigilant sur les équivalences et même si cette année peut s’avérer productive autant qu’elle le soit aussi d’un point de vue pédagogique.

Comme la majorité des secteurs l’argent est le nerf de la guerre. Il existe très peu d’aides pour permettre aux étudiants de vivre à l’étranger. Dans le cadre d’un échange ERASMUS seul les droits d’inscription en France sont nécessaires. Mais il reste qu’il faut prendre en compte le logement, les frais de la vie quotidienne. Certains établissements privés vont bénéficier de partenariat avec des structures étrangères, ce qui peut grandement faciliter l’installation et la vie sur place de l’étudiant.

D’autres, vont choisir de quitter le système éducatif français pour celui d’un pays hors UE, ce qui implique des frais plus élevés qui peuvent aller de 20 000 dollars pour une année en Inde jusqu’à 165 000 dollars aux USA.

Il existe différents programmes comme ESL qui propose une année sabbatique, ou encore CREPUQ pour étudier au Quebec, ou MICEFA pour étudier en Amérique. Ce qui est sûr c’est que ce type d’aventure se prépare en amont (au moins 1 an avant), et doit avoir pour objectif un enrichissement pédagogique, social et professionnel.

Sinon, ça s’appelle des vacances et au lieu de l’Allemagne autant partir à Cancun pour y côtoyer des étudiants.

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