Aucun numéro 10 dans ma team

Dès notre plus jeune âge nous sommes soumis à des classements, que ce soit à l’école ou dans des compétitions sportives, il est naturel que cela continue en grandissant.

Pas facile de trouver des informations sur les différents classements qui rythment la vie des établissements de l’enseignement supérieur à travers le monde. Cela semble logique, il existe une très grande concurrence. Les établissements de l’enseignement supérieur comptent beaucoup sur ces classements pour briller sur la scène internationale.

“THE”, “QS”, “ARWU”, “CWUR” ça vous parle ? Ce sont les références en matière de classement des établissements de l’enseignement supérieur. Malgré certaines différences dans la manière de classer les écoles et universités, on retrouve des critères communs comme le nombre de chercheur, le rapport des étudiants avec le monde du travail, l’attractivité de l’enseignement.

Malgré des points de vue discordants,  il y a des vérités qui sont gravées dans le marbre. L’hégémonie des structures Amérique du Nord n’est pas prêt de se terminer. Chaque classement est dominé soit par Harvard, le MIT ou alors Stanford. Les établissements britanniques ne sont pas en reste et se trouvent souvent dans le top 10. La raison y est simple elles correspondent le plus aux différents classements. Que ce soit dans leur recrutement, promotion ou fonctionnement, elles font de gros investissement interne. La légende veut que Princeton soit classée dans les 10 meilleurs écoles de droit aux USA alors qu’elle n’a pas d’école de droit….

Et l’enseignement français dans tout ça…. Ce n’est pas fameux. Si on se fie aux différents classements, le système éducatif français arrive difficilement à se maintenir à ses positions. La Sorbonne se classe à la 29ème place dans le classement CWUR, ou encore 36ème dans le classement de Shanghai. Mais fait face à une concurrence très forte de la Chine et du Moyen-Orient qui émergent depuis 10 ans, avec comme point d’orgue le récent “China education expo 2018”.

Pourtant une récente étude indique que la France est la 4ème nation accueillant le plus d’étudiants étrangers. Alors oui, les établissements français ont dû retard sur leur rivaux internationaux mais on ne peut que saluer les efforts effectués pour combler ce retard. Comme des fusions au sommet de la hiérarchie, avec PSL ou encore la fusion entre Pierre et Marie Curie et La Sorbonne IV.

On constate que certaines écoles privées changent de nom et améliorent leur image pour avoir une meilleure visibilité.

Ne tirons pas à boulet rouge car la situation de notre parc pédagogique est plus que enviable. Certaines écoles de commerce tirent leur épingles du jeu, comme HEC, ESSEC ou EM Lyon. Envisageons ce retard comme l’opportunité d’apporter des innovations pédagogiques inédites. L’enseignement supérieur a démontré ces dernières années sa volonté d’apporter du changement. Mais il faut se donner les moyens et transformer la volonté en action. Ce renouveau ne peut passer que par la numérisation des établissements de l’enseignement supérieur.

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