L’implication sociale des étudiants

L’implication des étudiants dans leur environnement commence très tôt, d’abord de manière passive par la prise de position ensuite, de manière active par l’engagement. Le problème qui se pose c’est la prise en compte de cet avis.

Il est vrai que ces années permettent une construction, voir une finalisation, des idées maîtresses qui dictent la vie des étudiants. A la fin de ses études l’étudiant est censé être une personne accomplie qui va apporter sa pierre à l’édifice de la construction sociale de notre monde.
Pour cela, plusieurs moyens s’offrent à lui. Encore une fois, et je l’ai évoqué auparavant, les établissements privés sont mieux fournis à ce niveau. Avec une vie associative plus riche et mieux financée, les étudiants peuvent intégrer des groupes sur des thèmes divers comme le sport, la politique ou l’environnement. Même si certains établissements publics, comme l’université de Cergy-Pontoise, valorise tout au long du parcours et notamment lors d’une recherche de stage ou d’emploi, l’engagement universitaire.

Récemment des étudiants provenant des plus grandes écoles de commerce en France ont lancé un manifeste pour “un réveil écologique”. Ce manifeste dénonce la contradiction quotidienne qui est d’adopter des comportements responsables, tout en travaillant pour des sociétés qui contribuent très fortement aux dégâts environnementaux.
Cet exemple nous montre à quel point l’étudiant est conscient des problématiques de ce monde mais aussi qu’il veut en prendre part très vite.

Alors oui, l’étudiant doit subir le fait qu’il soit trop jeune pour que son point de vue soit considéré. Son “manque d’expérience” est un boulet qu’il traîne à sa cheville en espérant faire entendre sa voix, et cela peut importe les domaines où les niveaux dans la société.
Pourtant la jeunesse a montré plusieurs fois qu’elle possède une vision plus fraîche sur des actes sociétaux. Dire que la jeunesse est mieux formée, ce n’est pas une affirmation qui peut être avérée, par contre, dire qu’elle est formée plus tôt, c’est “OUI”. Ma génération, ainsi que les suivantes nous ont permis d’avoir accès plus rapidement aux informations et avoir des sources diverses. Quand nos parents ne pouvaient jouir que de la radio, la télévision ou les journaux, nous avons eu internet. Plus de sources. Plus rapide. Plus complet.

Ce savoir l’étudiant peut le mettre à contribution d’engagement qui lui permettront de développer de nouvelles compétences, d’avoir ses premières responsabilités, de faire évoluer sa conscience sur différents sujets.

Pour avoir créé une société dans l’enseignement supérieur, je peux me rendre compte des réflexions étudiantes et leur envie d’avoir un impact sur notre société. Aussi vieux qu’est le monde ils doivent jongler avec les a priori de l’âge, qui ne sont pas tous faux.
Mais prêter une oreille plus attentive à leur démarche permettra d’appréhender le monde d’une autre manière, un monde qui leur appartiendra un jour ou l’autre.

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