Blocages étudiants (vous ne passerez pas)

Dans une tribune précédente je parlais de l’implication des étudiants dans les problématiques sociétales. Ça peut être fait de manière passive, comme le manifeste des étudiants des grandes écoles de commerce. Ou de manière plus active avec des rassemblements dans les rues ou les blocages d’établissements de l’enseignement supérieur. C’est ce dernier point dont je vais traiter.

Certains se demandent pourquoi certains étudiants ont tendance à bloquer les universités pour se faire entendre. Il ne suffit pas de chercher bien loin. La plupart du temps, une bonne manifestation se traduit par une gêne en France. Je ne suis pas pour restreindre la liberté d’autrui :pour se faire entendre, il existe d’autres moyens plus impactants. Mais soit. La liberté des uns s’arrête quand celle des autres commence.

A la base, ce type de rassemblement s’appuie sur une cause noble comme la défense des droits étudiants. Il est important de veiller à ce que chaque étudiant puisse se former de la meilleure des manières peu importe son lieu d’enseignement. Le problème c’est que plus ces mouvements durent, plus ils perdent en impact et en signification. Bien souvent la forme prend le pas sur le fond. Le but n’est plus de faire passer un message mais de se faire entendre d’une manière ou d’une autre. Logiquement un changement de mentalité s’opère chez les étudiants inactifs. D’abord passifs et compréhensifs (on parle de leur droit quand même) ils en arrivent au point que la seule chose qui compte c’est l’obtention de leur diplôme peu importe le moyen. Leurs droits ils s’en occuperont plus tard.

Imaginez ma surprise, quand en 2007, j’ai vu certains de mes amies devoir refaire leur année car leur université avait été bloquée toute l’année.

Je vous laisse imaginer celle des étudiants étranger venus faire un échange. Tous ne sont pas contre car le simple fait d’exprimer une idée peut être puni sévèrement, dans leur pays d’origine. Ils en seraient presque admiratifs. Mais la plupart sont venus étudier dans un pays qui bénéficie d’un rayonnement pédagogique important sur la scène internationale. Ils ne peuvent donc pas se permettre de perdre une année.

Il n’y a rien de pire quand la classe politique s’accapare le mouvement. Car comme beaucoup de mouvement il va être mangé, digéré puis il passera aux oubliettes aussi vite qu’il a commencé. Une catastrophe.

Dix ans plus tard le schéma reste le même.

Il n’y a pas un éventail de solutions, soit les étudiants trouvent une nouvelle manière de manifester, mais comment leur reprocher quand leur aînés font la même chose, voir pire. Ou soit prévoir un système qui permettra aux étudiants de continuer à suivre les cours à distance.

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