Études et sport dans l’enseignement supérieur

Un esprit sain dans un corps sain

Une majorité d’entre nous auront cette image en tête, du jeune américain qui reçoit sa lettre d’acceptation pour rejoindre une prestigieuse université américaine grâce à ses compétences sportives. En France le système est légèrement (beaucoup) différent. Il y a encore quelques années, combiner les deux était presque impossible. Aujourd’hui nous avons plusieurs solutions notamment “le statut de sportif de haut de niveau”. Cette liste comprend 4 catégories : Élite, Senior, Jeune et Reconversion. Pour être inscrit sur cette liste, il faut pratiquer une discipline sportive reconnue de haut niveau. L’inscription sur cette liste est annuelle.

Les plus méritants pourront intégrer les établissements qui valorisent le plus ce statut, comme le Creps (centre de ressources, d’expertise et de performance sportives) ou à l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance). Les autres pourront bénéficier de ce statut auprès de leur université ou de leur établissement privé comme Grenoble École de Management.

Le principe est simple, permettre à un étudiant de suivre ses études, et une activité sportive en parallèle, notamment grâce à un aménagement de son emploi du temps. Dans les faits, ça consiste à avoir moins de cours, être privilégié dans l’inscription de certains TD, pouvoir valider son année avec un note plus avantageuse…

Attention pèse sur le sportif certains devoirs, comme participer aux compétitions universitaires dans sa discipline sportive afin de représenter son université au plus haut niveau de compétition ; valoriser l’image de l’université dans le cadre de sa pratique sportive en général ; obligation de résultats universitaires et sportifs.

Cela va en surprendre beaucoup pourtant légions sont les sportifs qui ont pu allier études et carrière sportive, comme Thierry Dusautoir ancien international français qui a obtenu un diplôme d’ingénieur en physique-chimie, Jean-Alain Boumsong, ancien international français qui a obtenu un DEUG de mathématique, ou encore plus récemment l’épéiste Yannick Borel, champion olympique aux Jeux d’été de 2016, diplômé d’une licence STAPS, et la liste est encore longue…

Bien sûr mener deux carrières de front n’est pas chose aisée, mais ce n’est pas impossible. Mathilde Grumier nous l’explique dans un court témoignage proposé par les Echos. La vice championne d’escrime, nous démontre que l’un peut aider l’autre. Elle a utilisé les méthodes du monde de l’entreprise pour améliorer son organisation. De l’autre côté elle a puisé dans son endurance et la force de caractère, forgées au cours de sa carrière sportive, pour mener à bien son emploi dans la publicité digitale.

Toutes les carrières sont différentes, et dépendent souvent du sport qui est pratiqué, mais c’est une aventure qui demande une grande abnégation et beaucoup de maturité. On demande à de jeunes gens de penser au delà de leur carrière de sportif, qui souvent ne fait que commencer. C’est peut être l’un des investissements le plus important, qu’un sportif puisse faire pour son avenir. Mais au final ça reste une aventure extraordinaire, riche en moments uniques.

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