Portrait – Virginia une étudiante derrière l’objectif

Du haut de ses 22 ans, Virginia termine sa Licence 3 d’histoire de l’art à la Sorbonne. Elle va nous parler de son expérience dans l’enseignement supérieur, ainsi que de ses activités en dehors de la fac.


En arrivant à la fac les choses ont été plutôt claires pour elle.

“L’université passe en priorité dans ma tête, c’est qui me donne le plus de stress. la 1ère année j’avais arrêté toutes mes passions pour me concentrer sur la fac et je n’avais pas des si bonne note que ça. L’histoire de l’art ça demande d’avoir beaucoup de chose par coeur et très vite.”

Mais très vite elle se rend compte qu’elle a besoin de plus, et que les études ne lui suffisent pas.

“Du coup je me suis dit que ça sert à rien que j’arrête mes passions, et finalement les deux s’équilibrent bien car ça me déprime de ne plus avoir mes passions”.

Rédaction et documentaire c’est ce qui passionne Virginia, c’est ainsi qu’elle a commencé à travailler en tant que pigiste pour un magazine [Twentymag] et en parallèle elle développe une web serie sur youtube « Parisiennes ».

“Mon documentaire c’est une web serie sur youtube, je suis partie de l’image caricaturale de la parisienne dans le cinéma, la presse et l’imaginaire collectif, j’essaye d’interroger des filles qui ne rentrent pas dans ces stéréotypes pour en discuter, et savoir ce que ce mythe dit sur les femmes parisiennes. Ça a mis du temps à se mettre en place, j’ai commencé à y penser il y a deux ans, et avec les cours j’ai pas trop le temps de penser à ça. C’est l’été dernier que je me suis lancée en commençant avec mes copines pour être à l’aise sans être gênée. C’était naturelle de faire ça sur youtube, j’ai grandi avec ça le fait de poster sans se poser des questions.”

Au fil des rencontres Virginia a trouvé des personnes avec qui travailler, et l’aide dont elle avait besoin pour ses projets. Mais pas dans le lieu qu’elle fréquente le plus, l’université.

“Si il y a quelque chose pour aider les étudiants dans ma fac je ne suis pas au courant, les informations ne circulent pas vraiment. Je connais un peu le club photo, qui permet d’avoir accès à du matos, sinon c’est tout. Je ne suis pas vraiment au courant du reste”.

Elle nous rapporte un constat qui touche beaucoup d’étudiant concernant sa relation avec son établissement.

“Je n’ai pas trop de lien avec l’administration, je vais en cours et je rentre chez moi, j’ai quelque amis à la fac, quand je suis arrivée à la fac je pensais que cela allait être comme les séries américaines, mais en fait pas du tout. En histoire de l’art on est dans un bâtiment à part, uniquement entre étudiants de l’histoire de l’art du coup on est un peu à part. Du coup je ne suis pas trop au courant de la vie associative. On utilise les réseaux sociaux mais on a pas de réseau interne dans l’université. Je crois que pour ma vie étudiante ça pourrait être bien  d’avoir un réseau social où on peut réellement se donner des conseils entre étudiants parce que même si on a des amis ça m’arrive de ne pas oser leur dire qu’on est en difficulté et on se renferme! Parfois parler avec des gens qu’on connaît moins sur internet, on est plus libre! Ensuite pour la vie pro, sur le site de E-squad & Co j’ai vu « moderniser les processus de recrutement » ça c’est une bonne façon de trouver des stages/un premier emploi parce que franchement le site de la fac n’aide pas trop”.

Virginia sait ce qu’elle veut faire plus tard que ce soit en Master ou après, pourtant elle a peur de l’avenir que ce soit pour la vie étudiante.

“Il y a ce dont j’ai peur, et ce dont je souhaite. J’ai peur en ce moment des augmentations des frais de la scolarité, je me dit qu’on aura peut être plus les moyens pour faire des études à des coûts abordables, sans faire des prêts bancaires, j’ai peur que ça devienne un luxe. En même temps je souhaite que les facs s’intéressent à l’aspect plus professionnalisant. J’aimerai qu’il y est une vie étudiante, le principe de la vie étudiante est plus un concept qu’une réalité, plus de collectif, plus d’associations”.

Ou que ce soit pour sa vie professionnelle.

“J’ai peur de la précarité car les métiers que je veux faire c’est tout ou rien, et souvent rien. Par contre je ne suis pas attirée par l’idée d’avoir un travail trop figé, j’aime bien l’idée de faire beaucoup de choses et que tout s’emballe. Je me vois dans une vie de freelance tout en espérant que ça soit moins contraignant en terme de statut et financièrement. ”

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